Mettre votre vidéoprotection en conformité CNIL et RGPD
Conformité CNIL et RGPD

Mettre votre vidéoprotection en conformité CNIL et RGPD

Autorisation préfectorale, AIPD, registre, durées de conservation, affichage, habilitations : mettez votre vidéoprotection en conformité CSI et RGPD.

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01. EXPERTISE

Vidéoprotection ou vidéosurveillance
deux régimes distincts

La conformité de la vidéoprotection à la CNIL et au RGPD ne se limite pas à poser des panneaux. Elle suppose une autorisation préfectorale à jour, une analyse d'impact, un registre, des durées de conservation maîtrisées, des habilitations tracées et un système informatique protégé. SURTYS, cabinet indépendant basé à Salon-de-Provence, accompagne les collectivités, les établissements publics, les entreprises et les établissements recevant du public à Marseille, à Aix-en-Provence, dans les Bouches-du-Rhône, en région PACA et en France. Nous auditons votre dispositif de vidéoprotection, établissons les documents de conformité et corrigeons les écarts, sans aucun lien avec un fabricant ou un installateur.

Le premier travail d'une mise en conformité CNIL de la vidéoprotection consiste à qualifier chaque caméra. Le régime applicable dépend du lieu filmé et non du matériel.

CritèreVidéoprotectionVidéosurveillance
Lieux filmésVoie publique, lieux et établissements ouverts au publicLieux non ouverts au public : bureaux, entrepôts, réserves, locaux techniques
Texte applicableCode de la sécurité intérieure (art. L251-1 et suivants) et règles de protection des donnéesRGPD et loi Informatique et Libertés
Formalité préalableAutorisation préfectorale après avis de la commission départementaleAucune autorisation préfectorale ; inscription au registre
Conservation des imagesUn mois au maximum, durée fixée par l'arrêtéProportionnée à la finalité, un mois recommandé au plus
InformationPanneaux et information détailléePanneaux, information individuelle des salariés, information et consultation du CSE
InterlocuteursPréfecture, CNIL, forces de l'ordreCNIL, CSE, inspection du travail

Un même site combine souvent les deux régimes. Un commerce filme son espace de vente en vidéoprotection et sa réserve en vidéosurveillance. Une mairie filme la place publique sous autorisation préfectorale et ses locaux techniques sous le seul RGPD.

02. RÉGLEMENTATION

Diagnostic de conformité de votre vidéoprotection

Nous commençons par un état des lieux documenté de votre vidéoprotection au regard des exigences de la CNIL :

inventaire des caméras, de leurs champs de vision et de leurs masquages ;
qualification de chaque caméra en vidéoprotection ou en vidéosurveillance ;
vérification de l'autorisation préfectorale, de sa date d'échéance et de la conformité de l'installation réelle à l'arrêté ;
revue du registre des traitements, de l'AIPD, de l'affichage et des durées de conservation paramétrées ;
contrôle des comptes utilisateurs, des droits et du journal des accès.

Lorsque l'état technique de l'installation pose question, ce diagnostic s'appuie sur un audit de vidéosurveillance plus complet. Le rapport classe les écarts par niveau de risque et propose un plan d'action chiffré.

03.Réglementation

Les documents de conformité CNIL
de la vidéoprotection

L'analyse d'impact (AIPD)

L'AIPD décrit le traitement, justifie sa nécessité et sa proportionnalité, évalue les risques pour les personnes et fixe les mesures pour les réduire. Pour la vidéoprotection de la voie publique, nous la construisons en tenant compte du double régime applicable, RGPD et volet « police-justice » de la loi Informatique et Libertés.

Le registre des traitements

Chaque dispositif fait l'objet d'une fiche au registre : finalités, catégories de personnes filmées, destinataires, durée de conservation, mesures de sécurité. Nous rédigeons ces fiches pour qu'elles concordent avec l'AIPD et l'arrêté préfectoral.

L'information du public à deux niveaux

Le premier niveau est le panneau, visible avant d'entrer dans la zone filmée : existence du dispositif, responsable, contact pour exercer ses droits. Le second niveau est une information détaillée, accessible en ligne ou sur demande. Nous fournissons les modèles de panneaux et le texte de la page d'information.

La durée de conservation

Une durée proportionnée est souvent inférieure au maximum légal d'un mois. Nous vérifions qu'elle est effectivement paramétrée sur l'enregistreur, et pas seulement écrite dans les documents.

04. MÉTHODE

Notre méthode de mise en conformité CNIL
de la vidéoprotection

Notre intervention suit quatre étapes, adaptées à la taille de votre dispositif.

DiagnosticÉtat des lieux technique et documentaire, qualification de chaque caméra, liste des écarts classés par niveau de risque.

Plan d'actionMesures correctives priorisées : réglages, masquages, panneaux, comptes utilisateurs, cloisonnement réseau, documents manquants.

DocumentationRédaction ou mise à jour de l'AIPD, des fiches du registre, des procédures d'exploitation et, si nécessaire, du dossier d'autorisation préfectorale.

VérificationContrôle sur site que les corrections sont effectives et remise d'un dossier de conformité unique, prêt à présenter en cas de contrôle.

Ce dossier vous sert de référence pour les évolutions futures du dispositif. Toute caméra ajoutée ou déplacée doit y être reportée.

05. EXPERTISE

Exploitation
habilitations, accès et extractions

La conformité se joue aussi dans l'usage quotidien du système.

HabilitationsSeules les personnes désignées et, pour la vidéoprotection, autorisées par l'arrêté préfectoral peuvent visionner les images.

Journal des accèsChaque consultation et chaque export doivent être tracés et conservés.

Extraction sur réquisitionLes images ne sont remises aux forces de l'ordre que sur réquisition, selon une procédure écrite, avec un registre des extractions.

Renouvellement de l'autorisationNous anticipons l'échéance et préparons le dossier de renouvellement, ou une nouvelle demande en cas de modification du dispositif.

06. EXPERTISE

Sécurité des données et du réseau

Une caméra exposée sur internet, un mot de passe par défaut ou un enregistreur partagé avec la bureautique constituent une violation potentielle de données personnelles. L'obligation de sécurité du RGPD impose de traiter ces risques. Nous appliquons le guide de l'ANSSI « Sécurisation des systèmes de contrôle d'accès physique et de vidéoprotection » : réseau dédié et cloisonné, liaisons chiffrées, suppression des comptes par défaut, mises à jour des micrologiciels, maîtrise des accès distants des prestataires. Ce volet rejoint notre démarche de cybersécurité des systèmes de sûreté.

07. PÉRIMÈTRE

Contrôles et sanctions

La CNIL contrôle la vidéoprotection et la vidéosurveillance, sur place ou en ligne. Elle peut prononcer une mise en demeure, puis des sanctions, notamment financières. L'exploitation d'un système de vidéoprotection sans autorisation préfectorale expose en outre le responsable à des sanctions pénales, et le préfet peut retirer une autorisation lorsque les conditions ne sont plus respectées. Les manquements relevés le plus souvent sont connus : caméras filmant la voie publique ou les habitations sans masquage, durées de conservation dépassées, absence de panneaux, comptes partagés, salariés filmés en permanence. Un dossier de conformité CNIL de la vidéoprotection, tenu à jour, est la meilleure réponse à un contrôle.

08. EXPERTISE

Le rôle du DPO

Le délégué à la protection des données est consulté sur l'AIPD et tient le registre à jour. Dans une collectivité comme dans une entreprise, il connaît rarement les contraintes techniques d'un système vidéo. Nous travaillons avec lui : nous lui remettons des documents complets et cohérents, et nous répondons à ses questions techniques. Lorsque votre organisme ne dispose pas d'un DPO formé à ces sujets, nous l'accompagnons dans la prise en main du dossier.

09. POUR QUI

Pour qui

Nous accompagnons les communes et EPCI, les établissements publics, les bailleurs sociaux, les établissements recevant du public, ainsi que les entreprises et les sites industriels qui filment leurs locaux de travail. Pour ces derniers, la conformité RGPD de la vidéosurveillance repose sur l'information des salariés et du CSE. Pour un projet neuf, la conformité est intégrée dès la conception dans notre AMO vidéoprotection.

10. FAQ

Vos questions

Les réponses aux questions que nous posent le plus souvent les maîtres d'ouvrage.

Quelle est la différence entre vidéoprotection et vidéosurveillance ?

La vidéoprotection filme la voie publique ou des lieux ouverts au public, comme une rue, un parking public ou l'accueil d'un commerce. Elle relève du code de la sécurité intérieure et d'une autorisation préfectorale. La vidéosurveillance filme des lieux non ouverts au public, comme des bureaux, un entrepôt ou une réserve. Elle relève du RGPD seul, sans autorisation préfectorale, avec une information des salariés et du CSE.

Faut-il déclarer ses caméras à la CNIL ?

Non. Depuis l'entrée en application du RGPD, il n'existe plus de déclaration préalable auprès de la CNIL. La conformité repose sur la responsabilité de l'organisme : registre des traitements, AIPD lorsqu'elle est requise, information des personnes, sécurité des données. La CNIL peut contrôler ces éléments à tout moment. Pour la voie publique et les lieux ouverts au public, l'autorisation préfectorale reste obligatoire.

Combien de temps peut-on conserver les images ?

Pour la vidéoprotection, le code de la sécurité intérieure fixe un maximum d'un mois, et l'arrêté préfectoral précise la durée applicable. Pour la vidéosurveillance, la durée doit être proportionnée à la finalité ; la CNIL recommande de ne pas dépasser un mois. Dans les deux cas, une durée plus courte est souvent suffisante. Elle doit être identique dans le registre, l'AIPD, les panneaux et le paramétrage de l'enregistreur.

Une AIPD est-elle obligatoire pour la vidéoprotection ?

L'AIPD est requise lorsqu'un traitement est susceptible d'engendrer un risque élevé pour les droits des personnes. C'est généralement le cas de la vidéoprotection de la voie publique et de la surveillance à grande échelle de lieux accessibles au public. En cas de doute, la réaliser reste la démarche la plus sûre. Elle documente la proportionnalité du dispositif et sert de base à la discussion avec le DPO.

Peut-on filmer les salariés sur leur poste de travail ?

Une caméra ne doit pas placer un salarié sous surveillance permanente, sauf circonstances particulières justifiées, par exemple la manipulation de fonds ou d'objets de valeur. Les zones de pause et les sanitaires ne doivent jamais être filmés. Les salariés doivent être informés individuellement et le CSE doit être informé et consulté avant la mise en place du dispositif.

Que faire si l'autorisation préfectorale arrive à échéance ?

L'autorisation préfectorale est accordée pour une durée limitée et doit être renouvelée avant son terme. Le renouvellement se prépare quelques mois à l'avance. C'est l'occasion de mettre à jour la liste des caméras, les champs de vision, les personnes habilitées et l'AIPD. Toute modification substantielle du dispositif, comme l'ajout de caméras, impose une nouvelle demande sans attendre l'échéance.

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Zone d'interventionBouches-du-Rhône, PACA & France
DisponibilitéLun – Ven, 8h – 18h