
Bureau d'études vidéoprotection indépendant
Conception de vidéoprotection : implantation des caméras, densité de pixels (EN 62676), réseau, stockage, supervision. Sans matériel à vendre.
Indépendant
Délai de réponse
Interlocuteur unique
Le rôle d'un bureau d'études vidéoprotection
Le système est dimensionné au besoin, sans caméra superflue.
Le cahier des charges est rédigé en exigences de performance, ouvert à la concurrence.
Les offres des installateurs deviennent comparables, point par point.
L'installateur fournit, pose et maintient les équipements. Le bureau d'études vidéoprotection travaille en amont, pour le compte du maître d'ouvrage. Il répond à des questions que l'installateur n'a pas intérêt à poser. Faut-il vraiment cette caméra ? Quel usage doit-elle permettre ? Le réseau existant peut-il absorber les flux ? Combien coûtera le système sur cinq ans ?
Cette séparation des rôles a trois effets.
Notre conception tient compte de l'exploitation. Nous savons ce qu'un système de vidéosurveillance coûte à faire vivre au quotidien, et nous le prévoyons dès l'étude.
Les données d'entrée
Les finalitésProtection des bâtiments, prévention des atteintes aux biens, sécurité des personnes, régulation des flux. Chaque caméra doit répondre à une finalité précise.
L'analyse de risqueFaits constatés, zones sensibles, horaires critiques. Elle peut provenir d'un audit de sûreté ou de l'étude d'un référent sûreté de la police ou de la gendarmerie.
Les plansPlans de masse, plans des bâtiments, réseaux existants, emplacements possibles des supports et des baies.
L'existantCaméras, enregistreurs, logiciel, réseau. Lorsque le parc est ancien, un audit de votre vidéosurveillance existante précède utilement la conception.
La conception par notre bureau
d'études vidéoprotection
Implantation et justification de chaque point de vue
Chaque caméra fait l'objet d'une justification écrite. Elle précise la finalité, la zone utile, le niveau de détail attendu, la hauteur de pose et les masquages nécessaires pour protéger les espaces privés.
Qualité d'image : les niveaux DORI
La NF EN 62676-4 définit la densité de pixels nécessaire selon l'usage. Nous fixons un niveau pour chaque caméra, sur sa zone utile.
| Niveau | Densité minimale | Ce que l'image permet |
|---|---|---|
| Détection | 25 px/m | Constater la présence d'une personne ou d'un véhicule |
| Observation | 62 px/m | Suivre une action et décrire une silhouette ou des vêtements |
| Reconnaissance | 125 px/m | Reconnaître une personne déjà connue |
| Identification | 250 px/m | Identifier une personne inconnue avec un degré de certitude élevé |
Optiques, capteurs et éclairage
Le choix de la résolution, de la focale et du type de caméra découle du niveau DORI et de la distance. Une caméra fixe à focale adaptée est souvent plus fiable qu'un dôme motorisé qui ne regarde qu'un point à la fois. La nuit, nous dimensionnons l'éclairage infrarouge ou l'éclairage visible et nous tenons compte de l'extinction de l'éclairage public.
Transmissions et alimentation
Selon le site, nous étudions la fibre optique, le câble cuivre, les liaisons radio point à point ou la 4G et la 5G. Les liaisons radio sont validées par une étude de visibilité. La couverture 4G est mesurée sur site avant d'être retenue. Pour chaque point, nous identifions une alimentation électrique permanente.
Enregistrement et dimensionnement du stockage
Le volume de stockage dépend du débit de chaque flux, du nombre d'heures enregistrées et de la durée de conservation. À titre d'exemple de calcul, un flux de 4 Mbit/s enregistré en continu pendant 30 jours représente environ 1,3 To. Nous ajoutons la redondance des disques et une marge d'extension. La durée de conservation retenue reste proportionnée et ne dépasse pas un mois en vidéoprotection.
Logiciel de gestion vidéo et supervision
Nous prescrivons un VMS ouvert, compatible ONVIF, pour préserver votre liberté de choix lors des extensions. Nous définissons le poste de supervision, les profils d'accès et la journalisation. Pour une commune, l'étude peut porter sur un centre de supervision urbain (CSU) et sur le déport des images vers les forces de l'ordre. Pour un parc multisite, l'intégration à une hypervision et supervision commune avec l'intrusion et le contrôle d'accès est étudiée.
Analyse vidéo et IA dans le cadre légal
La détection d'intrusion par analyse d'image, le comptage ou la détection de franchissement de ligne sont utiles sur un site privé. Sur la voie publique, les traitements algorithmiques sont strictement encadrés et la lecture automatisée des plaques d'immatriculation est réservée aux services de l'État. Nous vérifions le cadre légal applicable avant toute prescription.
Cybersécurité dès la conception
Réseau dédié et cloisonné, liaisons chiffrées, suppression des comptes par défaut, mises à jour des micrologiciels, accès distants des prestataires maîtrisés. Ces exigences s'appuient sur le guide de l'ANSSI et sont écrites dans le marché. Voir notre approche de la cybersécurité des systèmes de sûreté.
Les livrables du bureau
d'études vidéoprotection
Pour un acheteur public, nous poursuivons en AMO vidéoprotection : DCE complet, analyse des offres, suivi des travaux et réception.
Plan d'implantation
avec caméras numérotées, champs de vision et masquages.
Fiches caméras
précisant finalité, niveau DORI, focale, hauteur, transmission et alimentation.
Synoptique réseau
des flux, des commutateurs, des liaisons et du cloisonnement.
Note de dimensionnement du stockage
détaillant débits, durées et capacités.
Estimation
de l'investissement et du fonctionnement sur cinq ans.
CCTP
rédigé en exigences de performance, prêt à intégrer au DCE.
Vidéosurveillance d'entreprise et de site logistique
Vidéoprotection urbaine
Vos questions
Les réponses aux questions que nous posent le plus souvent les maîtres d'ouvrage.
Quelle différence entre un bureau d'études et un installateur ?
Le bureau d'études conçoit le système et rédige les exigences. L'installateur fournit, pose, paramètre et maintient le matériel. Lorsque les deux rôles sont confondus, la conception tend à suivre le catalogue du fournisseur. Séparer les rôles permet de mettre plusieurs installateurs en concurrence sur un même cahier des charges et de comparer leurs offres sur des bases identiques.
Combien coûte une étude de vidéoprotection ?
Le prix dépend du nombre de points de vue, de la complexité du site, des transmissions à étudier et des livrables attendus, de la simple étude d'implantation jusqu'au CCTP complet. Nous établissons un forfait après un premier échange. L'étude représente une part modeste du coût global du projet et sécurise l'essentiel de l'investissement en évitant les caméras inutiles ou mal placées.
Pouvez-vous rédiger le CCTP du marché de travaux ?
Oui. La conception débouche sur un CCTP rédigé en exigences de performance : usage de chaque caméra et densité de pixels attendue, transmissions, stockage, logiciel, cybersécurité, essais de réception. Pour un acheteur public, nous pouvons aussi produire les autres pièces du DCE, répondre aux questions des candidats et analyser les offres dans le cadre d'une mission d'AMO.
Prescrivez-vous une marque de caméras ?
Non. Nous définissons des performances, des standards ouverts comme ONVIF et des exigences de cybersécurité, sans désigner de fabricant. Cette approche respecte les règles de la commande publique, préserve la concurrence et garantit votre liberté de choix lors des extensions et du renouvellement. Elle limite aussi la dépendance à un logiciel ou à un prestataire unique.
L'étude inclut-elle le dossier d'autorisation préfectorale ?
Les plans d'implantation, les champs de vision et les masquages produits par l'étude constituent la base technique du dossier. Pour une vidéoprotection de voie publique ou de lieu ouvert au public, nous pouvons préparer la demande d'autorisation par téléprocédure, ainsi que l'AIPD et l'information du public, dans le cadre d'une mission complémentaire.
Les caméras à analyse vidéo par IA sont-elles autorisées ?
Tout dépend du lieu et de l'usage. Sur un site privé, une détection d'intrusion par analyse d'image est courante et relève du RGPD. Sur la voie publique, les traitements algorithmiques sont strictement encadrés par la loi et la reconnaissance faciale n'est pas ouverte aux communes. Nous vérifions le cadre applicable avant toute prescription.
Parlons de votre projet
Décrivez votre projet : réponse personnalisée sous 24 heures, sans engagement et sans lien avec un fabricant.
Demander un devis gratuit